Citation du mois de mars

« Peut-être le jour viendra-t-il où le reste du règne animal retrouvera ces droits qui n’auraient jamais pu lui être enlevés autrement que par la tyrannie. Les Français ont déjà réalisé que la peau foncée n’est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d’un persécuteur. Peut-être finira-t-on un jour par s’apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l’extrémité de l’os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d’abandonner une créature sensible au même sort. Quoi d’autre devrait tracer la ligne de démarcation ? Serait-ce la faculté de raisonner, ou peut-être la faculté du langage ? Mais un cheval parvenu à maturité ou un chien est, par-delà toute comparaison, un animal plus sociable et plus raisonnable qu’un nouveau-né âgé d’un jour, d’une semaine ou même d’un mois! Mais supposons qu’ils soient autrement, à quoi cela nous servirait-il ? La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? Ni : peuvent-ils parler ? Mais bien: peuvent-ils souffrir? »

Jeremy Bentham, philosophe, connu  pour être le père de l’utilitarisme avec John Stuart Mill.

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