Le Cercle

Vous est-il déjà arrivé d’être ardemment excité par une soirée souper-spectacle, mais au moment de poser votre tête sur votre oreiller après ce qui devait être une nuit de folies, vous ressentez comme un vide?

Je compatis.

Bien que je sois passionnée de musique et musicienne à mes heures, je ne peux pas me vanter d’avoir vu des tonnes de spectacles et je peux même les compter sur les doigts d’une main. Honte à moi. Vous comprendrez donc que j’étais comme une enfant dans un magasin de bonbons quand quelques amis et moi nous sommes organisé une soirée festive qui incluait nourriture hors de prix et artiste barbu.

Les sorties au restaurant sont parfois intimidantes lorsqu’on est jeune végétalien, mais on finit par briser nos propres barrières et ne plus s’inquiéter. Je vous jure, la peur de déranger passe avec le temps. Promis. Sachant très bien que nous nous rendions dans un restaurant qui a pour spécialité de vous servir un cochon entier, j’ai pris la peine de spécifier, lors de la réservation, que j’étais végétalienne. On m’a lors assurée que ce n’était pas un problème et que le chef me préparerait quelque chose!

Ça m’a fait me sentir encore plus spéciale! Et par défaut, encore plus excitée!

Le soir venu, nous nous sommes donc dirigés, tout pimpant et transpirant le bonheur, vers le restaurant Le Cercle, sur St-Jospeh. Après un accueil froid comme de la gaspacho, nous avons pris place à notre table qui, comble du bonheur, avait vue sur l’artiste que nous allions voir après.

On feelait assez jet-set merci.

La décoration du restaurant est très belle tout en étant bizarrement protocolaire. Personne ne met ses Crocs dans un restaurant où il y a un sommelier.

Un pichet de limonade à 1 million de dollars plus tard, c’était l’heure de la bouffe. Je n’en pouvais plus! Le serveur m’avait dit que le chef m’avait préparé une courge spaghetti avec des champignons. J’étais au comble de l’extase épicurien.

Jusqu’à ce que je reçoive mon assiette.

Zucchini à l'huile de truffe

Je me permet de rectifier la définition du serveur. Il s’agissait en fait d’un zucchini passé dans une machine qui lui donne l’air de spaghetti, et non pas d’une vraie courge spaghetti, avec trois ou quatre morceaux de champignons, de la verdure et de l’huile de truffe.

Je croyais à tort que l’huile de truffe était passée de mode depuis 2010. Non. Y’en avait partout.

Quand j’ai reçu l’assiette, j’ai cru que c’était mon entrée. Idiote, va! Tout le monde avait déjà mangé son entrée pendant que je zieutais l’artiste barbu.

C’est donc avec un léger sentiment de «me niaisez-vous?» que j’ai commandé un side de frites.

Verdict 

La portion et l’apport nutritionnel de ce plat étaient farfelus, mais je ne peux pas nier qu’il aurait été délicieux en entrée. Nonobstant la taille du plat, c’était savoureux.

Ma ribambelle de zucchini m’a coûtée plus de 25$. Avant même que le spectacle ne commence, j’étais morte de faim, la migraine avait attaquée tous les recoins de mon cervau et j’avais envie de me coucher en boule dans un coin sombre.

Comble du malheur, la salle de spectacle (a.k.a. le sous-sol du resto) n’est rien de moins qu’un sous-sol contigu qui n’a pas du tout plu à la claustrophobe en moi. Avoir été l’artiste, j’aurais été limite insultée.

Je dois malgré tout remercier le chef pour l’effort. C’était une excellente entrée. 😛

Ce que vous devez retenir

J’ai rédigé ces 500 quelques mots pour vous faire comprendre que vous n’avez pas à vous priver d’aller au restaurant. Prenez le temps de téléphoner avant si c’est possible et poser des questions. Après tout, un chef se doit d’être créatif!

Et j’oubliais, traînez toujours une collation…juste au cas! 😛

Namaste!

P.S. L’artiste barbu, c’est Ben Caplan. Lui, je vous le conseille!

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